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Le nom de CLERMONTHE apparaît pour le première fois sur un document officiel le 28 mars 1833, lorsque la demoiselle SCHOLASTIQUE présente à la mairie de Pointe à Pitre un acte d'affranchissement pour elle et sa fille CLERMONTHE. Selon cet acte, CLERMONTHE est âgée de douze ans, elle serait donc née vers 1821, aux Abymes (acte 96). Le 24 avril, la demoiselle CLERMONTHE, âgée de 16 ans, sans profession, domiciliée à Pointe à Pitre, met au monde un enfant naturel qu'elle nomme EUGENIE EUCHARIS (notons que l'enfant n'a pas de nom de famille). L'accouchement a lieu dans la maison du sieur BERTRAND, 29 rue des Abymes. Il est enregistré à l'état-civil le 2 mai (n° 155). Le 19 mars, la demoiselle CLERMONTHE, âgée de 24 ans, met au monde JOSEPH HENRY (l'enfant n'a toujours pas de nom de famille). L'accouchement a lieu dans la maison du Sieur SERAN, rue des Jardins (aujourd'hui rue SCHOELCHER). L'enfant est enregistré à l'état-civil le 24 mars (n° 93). L'un des deux témoins qui signent cette déclaration est Eugène PIETON, trente ans, négociant. Le 21 janvier, la demoiselle CLERMONTHE, âgée de 26 ans, , sans profession, domiciliée aux Abymes, met au monde LOUIS EUGENE CLERMONT (toujours pas de nom de famille même si le troisième prénom pourrait avoir été une tentative mal transcrite par le fonctionnaire municipal). L'accouchement a lieu dans la maison du Sieur GIBERT, rue de Tascher. Enregistré à l'état-civil le 26 juin (n° 321), en présence de Eugène PIETON, 33 ans. Le lundi 29 octobre, Victor ROUIL, 48 ans, propriétaire domicilié aux Abymes, reconnaît la paternité de la demoiselle CLERMONTHE (acte n° 92). Présentée comme la fille de SCHOLASTIQUE, CLERMONTHE, âgée de 29 ans, est dite couturière. Victor ROUIL reconnaît, le même jour (acte n° 91), avoir eu quatre garçons avec une demoiselle SCHOLASTIQUE dont la description est identique à celle présentée comme la mère de CLERMONTHE. Le 18 décembre, Me Alcide Alphonse LEGER, notaire à Pointe à Pitre, recueille les dernières volontés de la demoiselle Louise CLERMONTHE ROUIL, "au premier étage d'une maison qu'elle habite rue Henri IV, dans une chambre éclairée sur la rue par deux fenêtres"(voir). "Couchée dans son lit et malade de corps mais saine d'esprit, de mémoire et d'entendement", elle se reconnaît trois enfants naturels : Mme Eugénie CLERMONTHE ROUIL, veuve de M. Ernest COQUILLARD, Joseph Henry CLERMONTHE ROUIL et Eugène CLERMONTHE ROUIL, qu'elle nomme conjointement ses légataires universels. Elle lègue à titre personnel à Eugénie "tous les linges de corps et hardes à mon usage personnel et à ses deux filles Lucie et Lydie COQUILLARD, ma montre, ma chaîne et tous mes bijoux". "Les meubles qui garnissent la maison que j'occupe rue Henri IV et la maison principale de la petite habitation Saint Jean au Petit Bourg (lesquels immeubles appartiennent en nu-propriété à mon fils Eugène et en usufruit à M. Eugène PIETON) étant pour la plupart ma propriété et pour le reste celle de M. PIETON, afin que ce dernier n'ait aucun dérangement après mon décès, je lui donne et lègue la jouissance usufruitière de tous les meubles meublants, linge de lit et de table, matelas, argenterie, vaisselle, services et ustensiles de ménage qui m'appartiennent dans ces deux maisons, pour lui en jouir sa vie durant et jusqu'à son décès, époque à laquelle ils retourneront à mes légataires universels". Enfin, elle nomme M. PIETON son exécuteur testamentaire. Le 25 décembre, "la demoiselle ROUIL ( CLERMONTHE, dite Louise)", ainsi que la présente l'acte d'état-civil n° 547 du 26 décembre, meurt à Pointe à Pitre dans sa maison de la rue Henri IV. Elle est âgée de 48 ans, propriétaire et sans profession. L'acte précise : "née en la commune des Abymes, fille de feu Sieur ROUIL (Victor) et de feue demoiselle SCHOLASTIQUE". Il n'y a donc pas d'ambiguïté. Cette tombe existe toujours, dans la partie haute du cimetière. Une épaisse plaque de marbre est gravée " famille Louise CLERMONTHE-ROUIL " mais il ne semble pas qu'aucun de ses enfants ne partage la tombe de Louise. Le 6 février 1869, M. Hubert Eugène PIETON fait procéder devant notaire à l'inventaire après décès. L'acte d'état-civil n° 220 en date du 27 juillet porte reconnaissance en paternité de "Louis Eugène Clermont CLERMONTHE, né le 21 juin 1847, fils de CLERMONTHE ROUIL, dite Louise, par Eugène PIETON, négociant, 55 ans". Le même jour Eugène PIETON reconnaît également quatre autres enfants, fait à une demoiselle Modestine ACQUART.
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